Deborah Pardo

Née à Marseille en 1986, je suis très tôt fascinée par la Nature. Au Collège Darius Milhaud, je ne suis pas convaincue par mon stage en entreprise chez un vétérinaire… Alors Bac S en poche au Lycée Michelet, je décide de suivre le cursus Biologie des Populations et des Écosystèmes à la Faculté de Saint-Jérôme (Université Aix-Marseille).

J’en profite pour contacter l’IMBE (Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie) et travaille avec eux deux étés dans le parc national de Port-Cros sur des oiseaux marins en danger qui nichent de nuit sur les falaises. J’entre enfin dans le vif du sujet ! J’adore.

Les cours sont un peu lents et généraux du coup du haut de mes 20 ans je pars étudier en anglais à Uppsala Universitet en Suède (60ème meilleure université du monde). J’y apprends énormément et surtout la valeur de la mobilité pour une carrière académique.

Retour à Marseille en Master 1 avec un stage de 3 mois à l’IMBE sur les causes d’extinction des oiseaux marins, groupe d’oiseaux le plus menacé du monde. Je finis seconde de promo, derrière mon fiancé.

En recherche d’excellence, je postule aux meilleurs masters d’écologie de France et atterris à l’Université Montpellier 2. Le niveau est très élevé, je m’en sors 7ème avec un stage de 6 mois sur les oiseaux marins de l’arctique Norvégien : je deviens experte en démographie !

Ce que je veux vraiment ? Faire avancer la protection des espèces. Je suis alors sélectionnée par l’Université Pierre et Marie Curie (35ème meilleure université du monde) et le Centre d’Études Biologiques de Chizé qui m’amènent dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Je me spécialise en démographie évolutive et conservation de ces oiseaux emblématiques que sont les albatros.

L’obtention de mon doctorat avec mention spéciale du Jury me donne accès au poste compétitif de jeune chercheuse à l’Institut Polaire de Cambridge en Angleterre (2ème meilleure université du monde) où, en plus de mes recherches, j’enseigne en licence à l’Université, forme des doctorants en techniques de modélisation, organise/intervient lors de conférences scientifiques internationales et conseille/rapporte à des commissions de pêche et ONG de conservation.

Je m’investis passionnément (…) pour un maximum d’impacts positifs et collectifs sur l’environnement

En 2015 je deviens maman et suis en même temps la seule française sélectionnée pour Homeward Bound : la plus grande expédition féminine en Antarctique de l’histoire mais surtout une formation d’élite : stratégie, innovation, leadership, visibilité, etc. L’objectif ? Pour propulser 78 femmes scientifiques de 16 pays différents dans des postes à responsabilités pour changer le monde !

Enceinte de mon deuxième enfant, retour aux sources à Marseille. Je décide de rentrer en couveuse d’entreprise pour construire des ponts entre le monde scientifique et les entreprises, les établissements scolaires, les organismes non-gouvernementaux, le grand public et les collectivités territoriales. A travers différents projets dans lesquels je m’investis passionnément, j’essaie de grouper un maximum d’univers pour un maximum d’impacts positifs et collectifs sur l’environnement.